Début septembre à Port-Lay, il y a foule et l’adrénaline est à son maximum : l’ambiance est sur l’eau et sur les quais ! Venez assister à l’un des rendez-vous incontournables de l’Île de Groix le 1er week-end de septembre  : le fameux championnat du monde de la godille. Chaque année dès fin avril, commence l’effervescence : à peine ouvertes, les inscriptions font le plein. Un succès qui ne se dément pas ! La godille bientôt sport olympique ?

Sylvie Delanoy, rédactrice lorientaise, nous raconte cet événement dans cette page.

 

Les origines de cet événement

Il est loin le temps où l’on voyait le soir dans les bistrots du port de l’Île de Groix les avirons debout guettant l’aube. Ne restaient que quelques anciens à  « godiller d’une main, l’autre dans la poche l’air de penser à autre chose », précise Jean-Pierre Abraham in Cours de navigation des Glénan. La godille avait du style et de l’efficacité à condition de savoir manier l’aviron. L’annexe en plastique vite entretenue et sa pagaie moins encombrante et moins technique ont fait le ménage.

La 1ère édition : un succès immédiat !

En 2011, Gildas Flahault se met en tête de conjuguer la godille au futur.
La première édition était un peu un test. Les amoureux du geste ancestral étaient au rendez-vous. Des gars, des filles venus des 4 coins de la Bretagne et même au-delà. À coups de 8 dans l’eau de Port Lay, le bois chauffant dur dans les engoujures, l’idée d’un canot plus sportif, taillé pour la course a fait son chemin.
Quelques année après, faut voir le tableau. Deux magnifiques canots de 5 mètres, Koala et Kalao, longs, élancés, légers, sont sortis du cerveau de quelques passionnés. Ils ont fière allure avec leurs nouvelles couleurs. Et l’envie de s’y coller est devenue contagieuse avec plus de 80 concurrents de 12 à 70 ans.

bateaux à la godille, ile de Groix
©championnat du monde de godille, île de Groix

Du sport et de la gaieté !

Affiche du Championnat du monde de Godille 2019
Affiche du Championnat du monde de Godille 2019

La dernière édition était mémorable, en témoigne Sylvie Delanoy.

Un soleil éclatant, la foule rassemblée les pieds pendant au bord des quais, installée dans les marches du vieil escalier descendant au port, l’ambiance chauffée à blanc. Les commentaires vont bon train et ne manquent jamais de sel. Le tout sous les encouragements du public en délire, les coups de corne et les chansons.

C’est une affaire de famille, toutes générations confondues.

Il faut dire que le spectacle est intense : un contre la montre en deux manches sur deux jours. Le chrono part quand les deux godilleuses identiques franchissent les môles. Chacun choisit son aviron dans le stock, et c’est parti pour aller virer la bouée à l’arrache quelque cent mètres et revenir au point de départ sous le commentaire staccato de Sébastien. Et que dire de l’entre deux manches avec le dîner et le bal qui ne manquent pas de corser la performance du lendemain. »

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