La Laïta et ses rives, tel un fil de la mer qui s’étire vers le vert...

La Laïta, “rivière de mer”, figure parmi les sites côtiers emblématiques du département. Remontez le cours de la Laïta et découvrez ses magnifiques paysages entre terre et mer, ils sont autant de fulgurances. C’est la mer et ses marées qui rythment le quotidien de la Laïta, dans laquelle le ciel reflète ses humeurs changeantes.

Vivez également l’histoire de ce coin de Bretagne sud grâce à son patrimoine remarquable.

Fruit de la rencontre de l’Ellé et de l’Isole à Quimperlé, la Laïta s’étire et serpente ainsi sur 17 kilomètres et vous mènera de Guidel-plages jusqu’au Pouldu, à proximité de ses plages et ses criques.

Guidel, chemin sur la Laïta vue sur rivière et bancs de sable

Le fleuve et sa vallée, sa faune et sa flore

vue aériennede l'anse du Pouldu à Guidel-Plages
©T.DEREGNIEAUX, Guidel-plages, l'anse du Pouldu

Le Fleuve

Situé à cheval entre le Finistère et le Morbihan, La Laïta – nom d’origine bretonne – est un fleuve côtier et sauvage, bordé de rives escarpées qui vit au rythme des marées : s’y mélangent eaux douces et eaux salées. 

Avec un parcours légèrement sinueux, côté Morbihan, à Lorient Bretagne Sud, La Laïta évoque déjà les ambiances finistériennes. Elle propose une remarquable articulation entre les deux départements voisins et s’impose en frontière naturelle entre le Finistère et le Morbihan : ici pas de « petite mer » s’étalant dans un terrain plat mais une entaille franche dans les terres.

Les rives du fleuve sont boisées et accidentées.

Sur chaque rive, pousse une végétation dense qui présente une variété d’habitats remarquables.

 

Guidel, chemin sur la Laïta
©Emmanuel LEMEE. Guidel, chemin sur la Laïta

La vallée

La vallée de la Laïta,  envahie par la mer à la fin de la dernière glaciation suite à la remontée du niveau marin, constitue aujourd’hui une ria

Vallée littorale, la Laïta dessine la limite naturelle avec le département du Finistère et appartient, par son ambiance, autant à l’Armor morbihannais qu’à l’Armor cornouaillais qui se développe à l’ouest.

La vallée s’inscrit encore dans un cadre très naturel, surtout dans sa partie amont. Les sentiers de randonnées sont assez nombreux pour en jouir convenablement.

 

La flore

Des ajoncs et des bruyères fleurissent sur les rives boisées de la Laïta. A marée basse des bancs de sable se dégagent et offrent à des oiseaux de mer une nourriture appréciée.

Epicéas de Sitka et sapins pectinés ont été plantés dans les années 1950. Autrefois omniprésente sur le site, la lande se réduit aujourd’hui à quelques enclaves. Ajoncs d’Europe, Genêts à balais, Fougères aigles et molinies ont enfriché quelques clairières où bruyères et callunes se sont raréfiées.

L’engoulevent d’Europe, oiseau au mimétisme parfait, se fond admirablement dans ces zones boisées.

Guidel, chemin sur la Laïta vue sur rivière
©Emmanuel LEMEE. Guidel, chemin sur la Laïta vue sur rivière
Guidel, la Laïta à marée basse.
©LBST. Guidel, la Laïta à marée basse.

Découvrez ses paysages grâce aux activités

Gros plan sur les chaussures d'un groupe de randonneurs en marche.

Le GR 34

Info : Temps moyen pour effectuer la boucle du GR34 par le pont de St Maurice : 2h30

Remontez le cours de la Laïta et découvrez la beauté de cette ria en randonnant sur le GR34,  à moins que vous optiez pour la découvrir sur l’eau en la descendant en kayak ou en bateau promenade.

Côté Morbihan, la rive guidéloise s’étend sur 11 km du port de plaisance au domaine du Rocher Royal. Un sentier côtier permet d’apprécier la vallée préservée de toute construction.  Un chemin qu’empruntèrent les Vikings en l’an 868, nourris d’intentions pour les moins belliqueuses.

Clohars-Carnoët, la Laïta côté Pays de Quimperlé
©F. Betermin. Clohars-Carnoët, la Laïta côté Pays de Quimperlé
© T.DEREGNIEAUX - La ria de la Laïta et ses rives.

Laissez l’océan derrière vous, délaissez l’embouchure de la Laïta, son lit et ses bancs de sable et prenez la direction de Kerbrest à la découverte  de quelques maisons anciennes et la chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié , reconstruite en 1870 sur les ruines de celle de 1633.

Se profilent ensuite les Terres fortes et ses trois villages, puis le seul moulin à marée guidélois. Les trois bâtiments de Beg-Nénez remontent à 1770. Les deux roues ont disparu et le moulin a stoppé toute activité en 1934. Une halte s’y impose tant l’étang, qu’alimentent la rivière mais aussi cinq sources d’eau douce, offre un paysage reposant et une faune riche. Plusieurs espèces d’oiseaux y élisent domicile : héron cendré, aigrette garzette, tadorne de belon. 

En contrebas du domaine de Kerbastic, le pont Saint-Maurice toise la Laïta et offre un magnifique point de vue sur l’intérieur de la vallée , véritable trait d’union entre le Morbihan et le Finistère, vous voici ainsi à arpenter le sentier côté finistère .

Le saviez-vous ? Un pont, deux ponts…

Quimperlé trouvait un intérêt économique certain dans le transit des marchandise. Les   occupants allemands répondent par la construction d’un pont en bois, construit en quelques mois. À marée basse, on peut encore apercevoir des moignons de ce vestige détruit en 1944.

 

 

Avant la construction du pont Saint Maurice en 1954, inauguré par François Mitterrand, c’est un bac qui faisait traverser la Laïta pour éviter un détour de plus de 30 km. Le dernier passeur fût Joseph Guyomar. C’est sa femme qui créa la crêperie de Saint Maurice en 1926, qui n’était jusque là qu’une buvette. A la mort de son mari, c’est elle qui assurait également le service du bac. Cette crêperie propose aujourd’hui d’excellentes crêpes de blé noir et de froment. En fin d’année, un Père-Noël animé dans un décor féérique met en extase les enfants. A ne pas manquer ! Juste avant le ponton, une centaine de marches permettent d’accéder au sentier surplombant le site.

Forêt domaniale de Clohars-Carnoët
©Franck Betermin. Forêt domaniale de Clohars-Carnoët.

la forêt domaniale de Carnoët

A proximité du GR 34, nous vous invitons à effectuer un détour. La Laïta vous dévoile également de magnifiques lieux comme la forêt domaniale de Carnoët, aussi appelée forêt de Toulfoën. Avec 800 hectares, c’est la plus grande de toute la Cornouaille.

En vous promenant dans la magnifique forêt, appréciée des randonneurs, vous y verrez des vestiges du Moyen Âge et de la Préhistoire avec la présence de tumulus et de dolmens.

© Mairie de Clohars. Carnoët -Clohars-Carnoët, site de l'abbatiale Saint-Maurice sur la Laïta
© Mairie de Clohars. Carnoët -Clohars-Carnoët, site de l'abbatiale Saint-Maurice sur la Laïta

Site abbatial de sAINT-maurice

En continuant de descendre la Laïta, vous découvrirez le remarquable site de l’abbaye de Saint Maurice, une ancienne abbaye cistercienne restaurée : un passé de près de 800 ans d’histoire ainsi que son immense parc boisé. Telle une oasis au cœur de ce que fut jadis une nature inhospitalière pour les hommes, le domaine abbatial de Saint-Maurice témoigne d’une authentique quête d’absolu où l’abbé Maurice Duault et 12 moines cisterciens se sont lancés en l’an 1177. Défrichant et asséchant sans relâche forêt et marais, ils ont façonné un lieu de vie communautaire où l’eau, présente en abondance, permettra l’autonomie et l’autarcie.

Le site rassemble des jardins et terrasses, le logis de l’abbé du XVIIe siècle, l’orangerie, la salle capitulaire et le chartrier du XIII° siècle. Le vieux chêne situé au Sud de l’abbaye, en bordure de la Laïta participe largement à la beauté et à la sérénité du site.

Pause au port de Doëlan, à Clohars-Carnoët.
© Emmanuel BERTHIER - CRTB. Pause au port de Doëlan, à Clohars-Carnoët.

Puis rejoignez le charmant petit port du Pouldu à l’embouchure du fleuve .

Charmante station balnéaire, autour de la plage des Grands sables, de nombreux hôtels et maisons balnéaires attestent du goût naissant des notables pour les bains de mer dès le milieu du XIXe siècle.

Le Pouldu jouit également d’une réputation internationale héritée du passage et du séjour des peintres Paul Gauguin, Sérusier ou De Haan. Ces artistes trouvent dans ce coin du Finistère l’inspiration nécessaire pour peindre des paysages et des scènes de travail du quotidien. En témoigne la maison Marie-Henry.

Pendant leurs différents séjours, Gauguin mais aussi ses amis Sérusier et de Haan posent leurs valises à la Buvette de la plage. L’établissement géré par Marie Henry, une jeune femme originaire de Moëlan-sur-mer, va être profondément marqué par leur passage. Des fresques et des peintures réalisées par ces artistes sont en effet découvertes des années plus tard en 1924 à l’occasion de travaux effectués par les nouveaux propriétaires.

Dans la salle à manger une grande fresque signée Meyer de Haan est encadrée par deux peintures de Gauguin : « L’oie » est aujourd’hui conservée au musée des beaux-arts de Quimper. « La jeune bretonne au roué » est quant à elle au musée Van Gogh d’Amsterdam.

La maison musée située à quelques mètres de l’ancienne buvette de la plage reconstitue les lieux tels qu’ils étaient à la fin du XIXe siècle.

Clohars-Carnoët, Maison-Musée du Pouldu.
©Mairie de Clohars-Carnoët. Clohars-Carnoët, Maison-Musée du Pouldu.
©LBST - Kayak sur la Laïta
©LBST - Kayak sur la Laïta

Sortie en kayak ou en canoë

En kayak ou en canoë, baladez-vous à partir du nouveau port de plaisance, aucune difficulté pour cette agréable balade en kayak de mer sur la Laïta. Idéale pour la sortie en famille, elle est accessible à tous. Cette sortie offre la découverte d’une grande variété de paysages : forêt de Carnoët, roseaux majestueux, port du Pouldu et dunes de sable.

© Thomas DEREGNIEAUX. Guidel, la Laïta en bateau
© Thomas DEREGNIEAUX. Guidel, la Laïta en bateau

Croisière découverte en bateau

Embarquez pour une découverte de la Laïta jusqu’à l’anse de St Maurice.

L’équipage vous fera découvrir, au fil de la marée, l’histoire des méandres de cette ria, ancienne voie de commerce maritime. Vous y découvrirez les anciens sites mytilicoles et sabliers, le moulin à marées, les traces de la navigation de commerce…Une faune et flore préservées…

 

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